vendredi 30 mars 2012

Comment naît une peinture ?

Quand notre professeur ne nous donne pas de travail imposé, c'est presque plus difficile.
"Je sais pas quoi faire...". Là, stop ! Soit on se mobilise ou  soit on rentre à la maison, ça fera plus de place aux autres.
Moi, je me laisse choir sur une chaise, dans un coin, je contemple et j'écoute.
Et soudain ! Dans ce grand bazar autour de moi, il y a quelque chose qui surgit. Comme une infime irrégularité qui ressort d'un mur blanc.

Après, c'est le deuxième niveau de difficulté.
J'ai quelque chose en tête, mais pas suffisamment de compétences en techniques d'exécution ou d'expression.
Il y a 2 ans, quand je me suis inscrite aux cours de peinture, je pensais qu'on allait me donner toutes les solutions. Bah non, j'ai juste commencé à apprendre l'essentiel. Alors, j'ai cherché des infos sur Internet. Pas mieux, j'ai juste regardé ce qui se fait ici et là. Alors, j'ai lâché prise et décidé de faire avec cette incompétence.
Donc, après avoir trouvé mon idée, j'élabore un projet à peu près. Puis je me laisse guider par l'évolution progressive de la réalisation. Je suis en continuelle expérimentation et négociation avec la réalisation. Mon professeur, jamais loin, me laisse divaguer, et corrige les fautes manifestes. Les notions académiques sont nécessaires mais je ne me borne plus à les rechercher à tout prix pour les suivre à la lettre.

Une seule directive : Allons-y !
Ce qui me fait dessiner et peindre : C'est moi qui fait, c'est moi qui décide toute seule. Je suis libre.
Ce que j'ai découvert : épurer, épurer, épurer, épurer...

Maintenant, il y a un niveau supérieur à atteindre. Aujourd'hui, je n'ai réalisé que des sortes de prototypes. Mon expression n'est pas homogène ni stable. Comme le dit mon professeur : "A un  moment donné, il faut faire des choix". Cela ne veut surtout pas dire que ces sont des choix définitifs. Il s'agit de se donner une période où on fait des choix et où on travaille avec. Par la suite, on s'en libère pour changer d'avis et innover.

Il me reste à faire ce choix. Que c'est difficile !

Dune - Piet Mondrian - 1910
Dunes - 40x60 - mars 2012
 

mercredi 28 mars 2012

Improvisation

Je suis arrivée bille en tête au cours, en m'imaginant déjà sur ma toile de 165x140... Oups, salle comble...plus de place...
Là, j'ai été coupée dans mon élan : panne sèche, pas d'idée, grosse flemme d'après repas.

Alors, j'ai pris un catalogue d'art et j'ai été attirée par une sculpture d'Alice Kohn (1902-1990).
J'adore la sculpture, mais on n'a pas assez d'une vie pour tout apprendre...suffisamment...
Les Lutteurs
Mes lutteurs - mars 2012 -  60x40 acrylique sur toile

lundi 19 mars 2012

Mirage

Le berger étant réalisé, je me suis lancée dans la réalisation d'un mirage.
C'est joli, cet effet matière flottante.
Mirage - mars 2012 - 30x165 acrylique

Etude de personnage

l'objectif du travail est de choisir un tableau classique, d'en extraire un personnage et de le travailler d'une autre manière.
Le tableau est celui de l'Adoration des bergers de Joachim Antonisz Wtewael (1566-1638).
http://www.latribunedelart.com/une-em-adoration-des-bergers-em-de-joachim-wtewael-acquise-par-san-francisco-article00285.html


J'ai choisi le berger dans l'ombre, qui tente de pousser le boeuf pour apercevoir l'enfant.
Etude de berger - mars 2012 - 40x40 acrylique 

mercredi 15 février 2012

Fête du printemps

Au hasard de mes divagations sur Internet, je suis tombée en admiration sur une photo de la fête du printemps en Inde (Holi) : Jubilation, couleurs, vie, tout était là.
http://peregrinations-orientales.blogspot.com/2011/03/poeme-chanson.html

Daffodils





DAFFODILS (William WORDSWORTH)

Thanks to Anna
 
I wandered lonely as a cloud
That floats on high o'er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
And twinkle on the milky way,
They stretched in never-ending line
Along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced; but they
Out-did the sparkling waves in glee:
A poet could not but be gay,
In such a jocund company:
I gazed--and gazed--but little thought
What wealth the show to me had brought:

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils



Ce zèbre !

Ras le bol des stickers dans la chambre d'enfant.
Et puis, envie de retrouver le grain du papier et l'onctuosité de l'encre de chine.
"Est-ce que tu aimerais un zèbre, dans ta chambre ?" "Oh oui !"
J'étais assez contente de moi :
... Mais pas mon jeune client. "Mmmm, il est bizarre, ton zèbre... J'aime pas trop...". Pfff.
Alors, j'ai refait autre chose :
Cette fois-ci, mon client est satisfait. Ouf.